Qu’est ce que l’intuition ?

L’intuition, parfois difficile à définir tant par son expérience très personnelle et variée, qu’en raison du choix approprié du vocabulaire pour en parler au mieux, j’écris ici un extrait du livre d’Odile Chabrillac « Ame de sorcière » ( page 122/123) qui en fait une définition que je trouve adéquate.

Le mot Intuition vient en fait du latin intueri qui peut être traduit par « regarder à l’intérieur » ou « contempler ». On l’utilise en général afin de décrire des pensées ou des éléments venant spontanément à l’esprit sans réflexion : il constitue un mode de connaissance immédiat ne faisant pas appel à la raison. Nos intuitions sont probablement générées par l’association de perceptions intrasensorielles (provenant donc de nos 5 sens), de connaissances inconscientes et/ou de perceptions extrasensorielles (perçues en dehors des sens, des organes de perception), non issues de notre mémoire personnelle mais d’une accumulation d’expériences, de savoirs et de conscience collective peut-être stockés quelque part dans notre environnement et qui semblent faire écho à une partie de nous.

L’intuition intéresse de plus en plus les chercheurs en neuropsychologie, car ils perçoivent en elle  la manifestation d’une sorte d’intelligence inconsciente, au potentiel insoupçonné, même si le débat s’intensifie entre les tenants des différentes hypothèses la concernant.

La première est celle de « l’inconscient neuronal » qui est défendue par les neuropsychologues et les théoriciens du management : pour eux, l’intuition découle d’un fonctionnement hyperévolué de  notre cerveau, capable de traiter de manière complexe des informations accessibles à notre inconscient. La seconde hypothèse est celle de l’intuition irrationnelle ou paranormale. Echappant à notre logique intérieure, elle signe la capacité de chacun à capter des informations disponibles à l’extérieur de soi, en provenance de l’inconscient collectif, voire d’une forme ou d’une autre de transcendance.