Tic à l'Appui

Communication intuitive & Comportements

La Communication Intuitive n’est pas du comportementalisme. Mais elle peut avoir a un impact sur les comportements selon la façon dont on l’utilise. Je me suis d’ailleurs spécialisée dans les comportements problématiques.

La Communication Animale apporte une réponse individualisée à des comportements types. Chaque animal a sa propre motivation pour développer un comportement. Ce que le comportement exprime est spécifique à chaque Animal.

La stéréotypie du Tic à l’Appui est un comportement  important car elle impacte malheureusement l’état physique du cheval. Ainsi que ses performances et peut, malheureusement aller jusqu’à le mettre en danger. De plus, les solutions concrètes sont limitées.

J’ai donc créé cette « étude » sur les chevaux développant le Tic à l’appui.

J’ai établi un protocole de recherche observationnelle des chevaux afin d’être la plus objective possible. Je n’ai émis aucune hypothèse de départ. Seulement la volonté de savoir si la Communication Intuitive peut apporter quelque chose aux chevaux ayant développé cette stéréotypie.

Protocole

Protocole

Un questionnaire initial a relevé les données quantifiables (poids du cheval, temps moyen du comportement, performances…)  qui ont été ensuite ré-évaluées durant l’étude. Pendant la durée de l’étude, j’ai fait des communications régulières avec chaque cheval. Les propriétaires des chevaux ont eu un rôle d’observateur sur l’évolution de leur Animal ; dans le domaine de la vie quotidienne et de l’entraînement/compétition.

L’étude a été réalisée sur 10 chevaux avec des séances de Communication sur place et de deux chevaux supplémentaires avec des séances à distance. Sur une durée de plus d’un an.

But de l’étude

L’idée centrale de l’étude est de :

  • Connaître les motivations au comportement,
  • Identifier les points communs et divergents,
  • Définir l’impact de la Communication Intuitive sur ce comportement,
  • Identifier les différentes étapes du changement (s’il a lieu),
  • Estimer le temps nécessaire au changement (s’il a lieu).

 

Le but était de savoir si je peux apporter une solution efficace et bénéfique aux chevaux.

1° bilan intermédiaire
septembre 2020

Après presque un an de suivi, voici le premier bilan intermédiaire sur l’évolution des chevaux participant à l’étude sur le Tic à l’appui.

L’étude a commencé avec 8 chevaux :

  • Deux chevaux de club
  • Un cheval d’une propriétaire d’écurie/club
  • Une jument d’une propriétaire d’écurie sous demi-pension
  • Une ponette de compétition (CSO)
  • Une jument de propriétaire-amateur (CCE)
  • Deux chevaux de dressage (niveau Grand Prix), chevaux faits à distance

Déroulement de l’étude

Deux chevaux sont tout de suite sortis de l’étude car les propriétaires ne pouvaient dégager le temps nécessaire.

Donc, l’étude a été, effectivement, menée sur 6 chevaux, dont 2 à distance.

J’ai fait des communications sur chaque cheval toutes les 6 semaines.
Les premiers résultats se sont faits sentir vers la 5ème communication.

Deux juments ont arrêté de tiquer au quotidien. Elles tiquent cependant encore lors des repas, et occasionnellement quand elles vivent un stress lié à une situation inhabituelle.

Deux autres juments ont nettement ralenti le temps consacré au tic. Elles ne quittent plus leur activité spontanée pour chercher un support pour tiquer au pré. Et l’une d’elle a considérablement diminué les temps consacrés au tic même au box. Cependant, elle continue à tiquer, en plus du moment des repas.

Deux chevaux ont quant à eux moins avancé. Ils ont diminué le temps du tic, mais uniquement quand tout va bien et qu’ils sont au pré. La différence vis-à-vis du point de départ n’est pas significative.

A noter

Les changements concernant le Tic à l’appui se sont accompagnés d’évolutions sur la disponibilité que les chevaux pouvaient montrer au travail. Une meilleure concentration et mobilisation se sont faites voir, parfois de façon très nette. La collaboration entre le cheval et la cavalière se faisant toujours plus fluide et facile. L’état physique des chevaux a également évolué.
A certains moments, des chevaux de l’étude (3 dont un lors du confinement) ont montré des résistances au travail. Estimant qu’il ne servait à rien d’attendre la date normale de la communication intuitive suivante, j’ai préféré à chaque fois faire cette communication spécifique intermédiaire afin de permettre à l’évolution de se poursuivre. Ce qui fut le cas.

Pour la suite

Aujourd’hui, et pour la suite de l’étude, je modifie un peu le rythme des communications. Pour tous les chevaux qui ne tiquent plus qu’occasionnellement (4 sur les 6), les communications animales auront lieu toutes les 12 semaines (c’est à dire en fait qu’ils en font une sur deux par rapport au rythme initial). Et je maintiens les deux autres chevaux au rythme d’une communication toutes les 6 semaines.

De plus, je vais intégrer deux nouveaux chevaux qui tiquent à l’appui afin de voir si, grâce à l’expérience acquise, il est possible d’aider de façon plus efficiente les chevaux ou si le processus nécessite « obligatoirement » ce laps de temps.

tic à l'appui